Mon cœur, toujours conduisant mon esprit, ne dit rien aux lecteurs qu'à soi-même il n'ait dit. (Nicolas Boileau, 1636-1711)    L’amour le plus discret laisse par quelques marques échapper son secret. (Racine, 1630-1699)    Les yeux du lecteur sont des juges plus difficiles que les oreilles du spectateur. (Voltaire, 1694-1778)    Aimer lire, c'est faire un échange des heures d'ennui contre des heures délicieuses. (Montesquieu, 1717-1755)    Un roman est comme un archet, la caisse du violon qui rend les sons, c'est l'âme du lecteur. (Stendhal, 1783-1842)    Quel beau livre ne composerait-on pas en racontant la vie et les aventures d’un mot. (Honoré de Balzac, 1799-1850)    Le seul vrai lecteur, c’est le lecteur pensif. C’est à lui que ce livre est adressé. (Victor Hugo, 1802-1885)    Une sentence de mort est une chose superbe à lire à haute voix. (Alfred de Musset, 1810-1857)    Le style est autant sous les mots que dans les mots. C’est autant l’âme que la chair d’une œuvre. On peut juger de la beauté d’un livre, à la vigueur des coups de poing qu’il vous a donnés et à la longueur de temps qu’on met ensuite à en revenir. (Gustave Flaubert, 1821-1880)    Le monde est fait pour aboutir à un beau livre. Un poème est un mystère dont le lecteur doit chercher la clef. (Stéphane Mallarmé, 1842-1898)    Il m’est égal de lire que les sables des plages sont chauds, je veux que mes pieds nus le sentent. (André Gide, 1869-1951)    Tant que la lecture est pour nous l’initiatrice dont les clefs magiques nous ouvrent au fond de nous-mêmes la porte des demeures où nous n’aurions pas su pénétrer, son rôle dans notre vie est salutaire. Un livre est un grand cimetière où, sur la plupart des tombes, on ne peut plus lire les noms effacés. (Marcel Proust, 1871-1922)    Le second baiser, mieux savouré, est comme la relecture d'un livre aimé. (Alfred Jarry, 1873-1907)    Nous lirons dans le même lit, au livre de ton corps lui-même, nous lirons le charmant poème des grâces de ton corps joli. (Guillaume Apollinaire, 1880-1918)    Ce que le lecteur veut, c’est se lire. En lisant ce qu’il approuve, il pense qu’il pourrait l’avoir écrit. Il peut même en vouloir au livre de prendre sa place. (Jean Cocteau, 1889-1963)    L’écriture automatique et les récits de rêves présentent l’avantage de proposer une clé capable d’ouvrir indéfiniment cette boîte à multiple fond qui s’appelle l’homme. (André Breton, 1896-1966)    Lire est une forme de paresse dans la mesure où on laisse le livre penser à la place du lecteur. Le lecteur lit et se figure qu’il pense ; de là ce plaisir qui flatte l’amour-propre d’une illusion délicate. (Julien Green, 1900-1998)    Le véritable lieu de naissance est celui où l’on a porté pour la première fois un coup d’œil intelligent sur soi-même : mes premières patries ont été les livres. (Marguerite Yourcenar, 1903-1987)    Apprendre à lire, c'est agir ; mais, réciproquement, lire, pour un enfant, c'est apprendre à agir. (Jean-Paul Sartre, 1905-1980)    Seul le rythme provoque le court-circuit poétique et transforme le cuivre en or, la parole en verbe. (Léopold Sédar Senghor, 1906-2001)    Malheur au livre qu’on peut lire sans s’interroger tout le temps sur l’auteur ! (Emil Cioran, 1911-1995)    La solitude, ça veut dire aussi : Ou la mort, ou le livre. (Marguerite Duras, 1914-1996)    Celui qui lit possède des ailes qui lui permettent de s’enfuir dans des pays merveilleux... Ne pas lire, c’est ramper sur le sol comme un ver. (Michel Tournier, 1924-2016)    Lire, ce n'est pas seulement lire un texte, déchiffrer des signes, arpenter des lignes, explorer des pages, traverser un sens ; ce n'est pas seulement la communion abstraite de l'auteur et du lecteur, la noce mystique de l'Idée et de l'Oreille, c'est, en même temps, le bruit du métro, ou le balancement d'un wagon de chemin de fer, ou la chaleur du soleil sur une plage et les cris des enfants qui jouent un peu plus loin, ou la sensation de l'eau chaude dans la baignoire, ou l'attente du sommeil... (Georges Perec, 1936-1982)    Le temps de lire est toujours du temps volé. C’est sans doute la raison pour laquelle le métro se trouve être la plus grande bibliothèque du monde. (Daniel Pennac, 1944)    Il y a dans lire une attente qui ne cherche pas à aboutir. Lire, c’est errer. (Pascal Quignard, 1948) Seule la littérature peut vous donner cette sensation de contact avec un autre esprit humain, avec l’intégralité de cet esprit, ses faiblesses et ses grandeurs, ses limitations, ses petitesses, ses idées fixes, ses croyances. (Michel Houellebecq, 1956)    Tout bon livre doit savoir provoquer l’attente : lire, c’est attendre la suite ! (Frédéric Beigbeder, 1965)    A lire, on pense. Lire m’emplit du désir d’écrire. La lecture, c’est l’Autre de l’écriture. (Marie Darrieussecq, 1969)

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« Seule la lecture des livres nous fait entrer dans l’intimité d’un écrivain et c’est là qu’il est au meilleur de lui-même et qu’il nous parle à voix basse sans que sa voix soit brouillée par le moindre
parasite. »

Patrick Modiano, Discours de son Prix Nobel de littérature en 2014