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Prix Goncourt 2018: Nicolas Mathieu – Leurs enfants après eux (Actes Sud, 2018)

Un « nouvel engagement »

Prix Goncourt: Nicolas Mathieu – Leurs enfants après eux (Actes Sud, 2018)
Août 1992. Une vallée perdue quelque part dans l’Est, des hauts-fourneaux qui ne brûlent plus, un lac, un après-midi de canicule. Anthony a quatorze ans, et avec son cousin, pour tuer l’ennui, il décide de voler un canoë et d’aller voir ce qui se passe de l’autre côté, sur la fameuse plage des culs-nus. Au bout, ce sera pour Anthony le premier amour, le premier été, celui qui décide de toute la suite. Ce sera le drame de la vie qui commence.

Prix du Monde: Jerôme Ferrari – A son image (Actes Sud)
Le Monde: Jérôme Ferrari est obsédé par les images, leur force de vérité, leur puissance d’aveuglement. De livre en livre, son écriture se fait toujours plus regardante. En 2012, Le ­Sermon sur la chute de Rome (Actes Sud), roman qui lui a valu le prix Goncourt, s’ouvrait par la description d’une photo de famille sur laquelle se posait un regard fidèle. Trois ans plus tard, Ferrari publiait, avec Olivier Rohe, un essai intitulé A fendre le cœur le plus dur (Inculte/Dernière marge), où se trouvait commenté le reportage photographique effectué en 1911 et 1912, sur le front qui ­opposait les Italiens aux Turcs, par le romancier Gaston Chérau. On retrouve d’ailleurs Chérau, promenant ses rêveries orientalistes au milieu des cadavres, dans le tout nouveau roman de Jérôme Ferrari, A son image.

Prix Femina: Philippe Lançon – Le Lambeau (Gallimard)
Le Monde: Un brûlant journal de deuil. Tentant de maintenir un lien avec le monde des vivants, décrivant cette béance, tout en racontant son parcours médical vers la reconstruction, Lançon hisse chaque évocation intime au niveau d’une méditation universelle sur notre temps, nos aveuglements : sa plume nous en met plein la gueule ; son visage défait exhibe tout ce que nous ne voulons pas regarder en face ; sa lucidité est une fidélité à l’enfant qu’il fut ; ses souvenirs d’enfance ressemblent déjà à nos souvenirs de guerre. C’est ce brûlant journal de deuil que les jurées du Femina ont récompensé.

Prix de l’Académie française: Camille Pascal – L’Été des quatre rois (Points littéraire, Plon)
Le Figaro: Des premiers grincements de dents des libéraux jusqu’au départ de Charles X, au terme d’une longue fuite à travers la Normandie, Camille Pascal fait le récit d’un pays basculant dans une autre ère, ne serait-ce que par l’entrée en scène de ces nouveaux acteurs que sont la banque et la presse. Il restitue avec bonheur des scènes qui éclairent l’histoire mieux qu’un jugement d’experts.

Prix Renaudot: Valérie Manteau– Le Sillon (le Tripode)
Le Monde: Les déambulations de la narratrice à Istanbul
Il commence comme le récit d’une liaison vacillante avec un Turc pour se transformer en précis de décomposition d’un pays. Sans jamais cesser de s’afficher comme la description des déambulations de la narratrice à travers Istanbul, sur les traces du journaliste d’origine arménienne Hrant Dink, assassiné en 2007.

Prix Médicis: Pierre Guyotat – L’Idiotie (Grasset)
Le Monde: Ce livre revient sur l’avant Tombeau pour cinq cent mille soldats, extraordinaire livre de l’horreur et de la violence, inspiré à l’auteur par son expérience de la guerre d’Algérie. Evoquant l’entrée dans l’âge adulte de Guyotat, entre 1958 et 1962, Idiotie se déroule essentiellement en Algérie, guerre pour laquelle le père de l’écrivain lui avait obtenu un sursis, mais à laquelle le jeune homme avait décidé de participer en soldat. Nous sommes à l’époque où il commence à se faire publier (Sur un cheval, Seuil, 1961), et ses écrits lui valent de longues séances d’interrogation, ainsi que le cachot, au secret, pendant trois mois, pour « atteinte au moral de l’armée ».

Prix Interallié: La remise du prix aura lieu le mercredi 14 novembre (au restaurant Lasserre)

Pour information:  Enfin Livre
Le Monde

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